Les "usines à chiots", mouroirs canins de Jakarta

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                               

 

 

 

                                 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                                                                                                                    

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                                             

 

 

          

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Généralement, on arrive à plusieurs activistes et bénévoles et on négocie

 

avec les propriétaires jusqu’à ce qu’ils acceptent qu’on récupère les chiens.

 

On prend des photos, on cite les lois qui réglementent la cruauté envers les

 

animaux, on les menace de revenir avec un avocat, de manifester. Ça peut

 

prendre des heures mais parfois ça marche. On n’implique pas la police

 

puisque qu’elle n’est pas du tout habituée à gérer ce genre de problèmes et

 

que ce n’est d’ailleurs pas du tout sa priorité. Mais on aimerait qu’à terme

 

elle collabore avec nous.

 

 

Les quatre opérations que nous avons menées ont été efficaces et, au

 

total, on a sauvé plus de 40 chiens. Il est arrivé qu’un propriétaire change

 

d’avis et nous harcèle pour récupérer ses animaux, mais quand ils

 

comprennent qu’on les a stérilisés et qu’ils ne peuvent plus se reproduire, ils

 

 

sont beaucoup moins ntéressés.

Les conditions de vie dans ces élevages sont innommables. Les chiens sont

 

soit retenus dans des cages, soit attachés à des arbres avec à peine de

 

quoi se mettre à l’abri. Ils sont sous-alimentés. Le dernier endroit où nous

 

sommes allés était un élevage de bulldog. Les propriétaires ne leur

 

donnaient qu’un peu de riz salé. Résultat, la plupart avaient perdu leurs

 

dents et développé toutes sortes de maladies pour lesquelles ils

 

n’étaient évidemment pas traités. Ils ont des problèmes de peau, sont

 

anémiés, attaqués par les tiques, certains sont même galeux. Et plusieurs

 

de ces maladies, comme la démodécie, ( développement cutanée de

 

parasites ) sont transmissibles aux chiots. 

 

Sauver les chiens des élevages clandestins, c’est la mission que s’est

 

donnée un groupe de défenseurs des droits des animaux de Jakarta, la

 

capitale indonésienne. Grâce au signalement du voisinage, ils localisent les

 

arrière-cours où est organisée la reproduction de chiens de race, dans des

 

conditions atroces, en dehors de toutes règles d’hygiène et tentent de les en

 

extirper.

 

" Les femelles se font injecter tout un tas d'hormones pour être aussi fertiles que possible "

 

 

Karin Franken est co-fondatrice de l’ONG Jakarta Animal Aid Network

 

(JAAN). Elle vit en Indonésie depuis une vongtaine d'années et dirige une

 

clinique vétérinaire à Jakartade

 

Les éleveurs de chiens existent depuis longtemps ici, mais depuis un an et

 

demi, le nombre d’élevages clandestins où les conditions sont effroyables a

 

monté en flèche. Cette augmentation est liée à la hausse de la demande de

 

chiens de race dans le pays. Les chihuahua, les bulldog ou encore les shih

 

tzu sont perçus comme un marqueur social et beaucoup se sont dits qu’il y

 

avait de l’argent à se faire dans le secteur. Certains se sont lancés du jour au

 

lendemain et ont installé un élevage dans leur cour.  

Des bulldogs dans un élevage clandestin. All photos courtesy of Jakar Animal Action Network.

Un chien sauvé d'un élevage clandestion

 

“Les propriétaires ne leur donnaient qu’un peu de riz salé”

LES USINES A CHIOTS, MOUROIRS CANINS DE JAKARTA

Un autre chien sauvé d'un élevage clandestion

 

       Un bulldog opéré pour des abcès.

Les femelles se font injecter tout un tas d’hormones pour être aussi fertiles

 

que possible et beaucoup développent des kystes. Il y a aussi les

 

conséquences à long terme. Les shih tzu ont par exemple des yeux très

 

fragiles et étant données les conditions de vie dans ces élevages, ils

 

perdent souvent l’usage d’un œil ou même des deux yeux. Et bien

 

souvent, les propriétaires les jettent dehors dès qu’ils ne sont plus fertiles.

 

 

Comme ce sont des chiens de race, on trouve généralement des

 

personnes qui veulent les adopter. Mais on se doit d’étudier en détail leurs

 

profil pour que l’animal ne finisse pas négligé par un propriétaire qui voulait

 

un chien uniquement comme accessoire.

 

 

 

 

Ils ne sont pas agressifs mais recherchent la compagnie

 

 

Dans la clinique que je dirige, je vois beaucoup de chiots nés dans ces

 

élevages. Les gens les achètent en général par l’intermédiaire d’une

 

animalerie et ne réalisent pas qu’ils

 

sont déjà malades.Ces usines à chiots n’existent pas uniquement en

 

Indonésie, on en voit dans le monde entier. Mais en Indonésie, le phénomène

 

est encore plus difficile à endiguer car c’est un pays pauvre et où les droits

 

des animaux ne sont pas respectés. Mais nous allons dans le bon sens.

 

Les Indonésiens sont de plus en plus sensibles à ces questions. Par

 

exemple, les singes dansants ont été interdits l’année dernière à Jakarta. On

 

doit juste être patients.

On pourrait penser que ces animaux qui ont été si maltraités sont difficiles.

 

Mais ils le   sont beaucoup moins que les chiens qui ont été battus. Les

 

chiens de ces “usines à chiots” eux recherchent la compagnie. Ils sont

 

câlins et curieux de ce qu’il se passe autour d’eux. Certains n’avaient

 

jamais couru dans un jardin avant qu’on les recueille !

Un bénévole de JAAN avec un chien récupéré dans un élevage et candidat à l’adoption.

 

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