LA FIN DE LA DISSECTION D ANIMAUX A L ECOLE

radins.com par Amandine Vanstaevel

Au collège, nos professeurs de Science de la Vie et de la Terre nous ont, pour la majorité, initiés à la biologie en ouvrant et découpant des souris, des grenouilles ou, pire, des poussins.

 

Or, cette pratique vient d'être définitivement abolie pour le plus grand plaisir des parents mais également des enfants, qui, pour certains, n'avaient pas d'autres choix que de jouer à Docteur Maboul avec les cobayes, sous peine d'un avertissement voire d'un zéro pointé...

 

Interdite depuis 2010

 

Jusqu'à aujourd'hui, certains collégiens étaient encore contraints de disséquer souris, grenouilles et/ou poissons en classe dans le but d'étudier, par exemple, le fonctionnement du système respiratoire.

 

Or, il se trouve que la dissection d'animaux à l'école est interdite depuis 2010, par une directive européenne.

Aussi, certainement suite à des plaintes d'associations mais également de parents inquiets que cette pratique soit encore utilisée dans la classe de leur enfant, le ministère de l'Éducation nationale a tenu à mettre les points sur les «i » et a confirmé l'interdiction d'une telle pratique, dans une lettre envoyée aux recteurs d'académie et reprise par Antidote Europe, une association de chercheurs issus du CNRS.

 

Une initiative saluée

 

AAvant ce rappel à l'ordre du ministère de l'Éducation nationale, il y a eu un long chemin de parcouru pour les

« anti-dissection ». C'est le cas, rappelez-vous, d'une élève de 5ème de 12 ans qui avait lancé une pétition et récolté plus de 17.000 signatures. La collégienne réclamait à Vincent Peillon, ministre de l'Éducation à l'époque, d'interdire cette pratique « la dissection dans les collèges finance la mort d'animaux et encourage la maltraitance envers les animaux. Avons-nous besoin de massacrer des cadavres d'animaux pour apprendre ? Non, c'est pourquoi je trouve cela injuste « d'apprendre » avec des animaux morts. »

Son appel semble enfin avoir était entendu...

 

Des méthodes alternatives

 

À travers sa lettre ouverte, le ministère de l'Éducation rappelle que les travaux pratiques de SVT  « peuvent être réalisés sur des invertébrés (...) à l'exception des Céphalopodes (mollusques). Ils peuvent également être réalisés sur des vertébrés ou sur des produits issus de vertébrés faisant l'objet d'une commercialisation destinée à l'alimentation. La dissection des souris est donc désormais totalement exclue dans toutes les classes jusqu'au baccalauréat ».

Et, au tour de l'association Antidote Europe de mettre l'accent sur les nouvelles technologies et donc les méthodes alternatives existantes comme les mannequins interactifs, des films d'apprentissage ou encore des programmes informatiques interactifs dans lesquels les élèves peuvent disséquer des animaux virtuels.

 

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