SIDONIE

jetée dehors avec une maladie de peau

Un soir de juillet, nous allons voir un groupe de chats qu’une personne nourrit tous les soirs vers 11h00, à la tombée de la nuit, dans une rue d’un quartier de Dreux où les grands immeubles ont été abattus pour laisser place à de petits immeubles de deux étages flambant neufs, encadrés par de jolis petits jardins. Cette personne m’avait appelée au secours par manque de moyens pour acheter la nourriture et parce que les gens du quartier toléraient la présence de ces chats lorsqu’ils vivaient dans leurs vieux immeubles mais, à présent, ils n’en voulaient plus dans leur quartier tout neuf, parce que « ça faisait sale » !


Nous arrivons avec un stock de boîtes et nous observons cette quinzaine de chats qui se jette sur la nourriture. Des chats extrêmement sauvages, car poursuivis et caillassés régulièrement, ils sont jeunes, les femelles attendent des petits, il y a aussi des chatons, une catastrophe....
Soudain, très en retrait, j’aperçois un chat, filiforme, extrêmement maigre. Il approche lentement, tapis par terre, il rampe vers la nourriture. Il regarde à droite, à gauche, se retourne. Il est visiblement terrorisé. Il est maintenant à trois mètres des gamelles. Il attend que les autres aient fini leur festin. Puis, enfin, il peut se rassasier non sans continuer de regarder tout autour de lui. Nous attendons qu’il mange, puis, comme il se déplace toujours lentement, nous tentons de l’attraper. C’est facile, il n’oppose pratiquement aucune résistance. C’est un chat qui, contrairement aux autres, n’est absolument pas sauvage.
C’est alors que, dans la lumière d’un réverbère, nous nous apercevons qu’il a toute la tête et le cou pelés. Nous le mettons dans une boîte de transport et le ramenons à la maison.

C’est une chatte, on la baptise Sidonie. Le premier objectif est de la retaper. Elle mange bien. Nous avons un doute sur le fait qu’elle attende des petits. Nous faisons des tests chez le vétérinaire par rapport à sa pelade et à d’éventuelles maladies qu’elle pourrait avoir. Rien. Nous ne savons pas trop d’où vient sa pelade. Quelques semaines passent, Sidonie est devenue une belle chatte, ses poils repoussent. Nous la faisons stériliser et identifier. Tout va bien. Puis, quelques semaines plus tard, ses poils retombent. Nous lui donnons des croquettes spécialisées car nous soupçonnons à présent des problèmes d’allergie. C’est bien ça. Ses poils repoussent et ne tombent plus, tout est stabilisé.


Nous retournons enquêter dans la cité et comme tout se sait, nous arrivons rapidement à savoir que Sidonie a été chassée de chez elle car ses maîtres ne voulaient pas dépenser d’argent pour la soigner et ils ont aussitôt repris un chaton… une situation malheureusement classique. On prend un animal pour profiter de sa compagnie en lui donnant la nourriture la moins chère possible, puis, au premier souci de santé, on s’en débarrasse ! Parfois, cela s’explique par un manque de moyens des maîtres, mais il y a d’autres façons d’agir que de chasser son animal ou de l’abandonner, parfois salement… Souvent, ce n’est pas un manque d'argent, c’est juste pour ne pas dépenser pour un chat ou un chien ! Sans commentaire. Ces gens-là devraient s’abstenir définitivement de prendre des animaux.


Sidonie est adoptée le 22 octobre....Aujourd’hui elle coule une vie de chat heureux loin de cette maudite cité !

 

 

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