GAÏA

Petite chienne d'animalerie vendue à une personne atteinte d'Alzheimer

 

 

Une jeune fille m’appelle. Son père, atteint d’une tumeur au cerveau, a profité de ce qu’elle était  partie promener leurs deux chiens avec sa mère pour aller dans une grande surface de Dreux où l’on vend des animaux acheter une petite We,stie.

Les employés connaissent ce monsieur. Cette famille a acheté leur petit York quelques mois auparavant dans cette enseigne très connue pour vendre des chiens entassés dans des cages minuscules à n’importe qui, n’importe comment, pourvu que l’argent rentre dans la caisse. Ah ! l’argent, il est responsable de bien des souffrances animales, l’argent !

 

Ce Monsieur est très malade et profondément dépressif. Il vient d’enterrer son petit Scottish Terrier. Alors, « on lui colle » une petite chienne de 4 ou 5 mois que l’on n’avait pas réussi à vendre jusque-là car elle a l’air d’être plus ou moins sourde ce qui joue sur son comportement.

Le Monsieur ne peut pas signer le contrat de vente, normal, il ne peut même plus écrire, mais cela ne les gêne nullement, ils encaissent l’argent, lui ayant vendu aussi tout ce qui va avec la chienne : les croquettes, le harnais, la laisse, les jouets, le panier, la petite couverture polaire, etc. Ouf, celle-là aura finalement rapporté la même somme que les autres, même à 4 ou 5 mois, même avec son comportement particulier…

 

Je me rends immédiatement chez eux, à 15 km de chez moi. La jeune fille m’explique que son père va bientôt les quitter et qu’elles seront obligées, sa mère et elle, de vendre la maison et d’habiter en appartement. Elles ont déjà deux chiens. Ce n’est pas raisonnable, me dit-elle, de garder la petite puce. Elles avaient tenté de la ramener la veille en rentrant de leur promenade mais les marchands de chiens n’ont, bien sûr, pas voulu la reprendre…

Elle confie donc la puce à L’Homme et son Chien et, en partant, je vois son père, assis sur la terrasse, qui pleure....

Je me sauve, le cœur serré, en pensant à ce Monsieur si triste et si malade. C’est dur la protection animale…

 

Et voilà Gaïa qui rejoint Willy à la maison.

C’est peu de temps après que nous faisons la connaissance de Marie-Claude et Éric.

Ils viennent voir Gaïa. Ils ont six chiens et sept chats. Ce sont des gens formidables qui adorent les animaux. Chez eux, c’est comme chez nous.

Marie-Claude tombe amoureuse de… Willy. Elle ne travaille plus, elle est toute la journée chez elle à s’occuper de « ses enfants ». La discussion tourne autour de nos deux protégés, j’ai le cœur serré. Willy est dans les bras de Marie-Claude, câlin comme d’habitude. J’ai mal au ventre. Je m’étais dit que si je trouvais une super place avec quelqu’un de très disponible, plus que moi, une place en or, des gens en or, alors je pourrais laisser partir Willou, ce petit ange qui m’avait cadenassé le cœur.

Marie-Claude et Éric proposent de prendre les deux pitchous. Willy et Gaïa, déjà très attachés l’un à l’autre, pourraient ainsi passer toute leur vie ensemble, grandir ensemble, au milieu de plein de copains, câlinés par Marie-Claude.

 

J’ai super mal au ventre, au cœur, enfin partout (je ne savais pas que ça allait durer une semaine).

Je leur propose de venir avec Myriam le soir même avec les deux petits voir comment cela pourrait se passer chez eux.

Dès notre arrivée chez eux avec Willy et Gaïa, alors que cette dernière est plutôt timide au milieu de leurs chiens, plus sympa les uns que les autres, le p’tit Willy, lui, est déjà sur le canapé, descendant une à une les peluches qui ornent le dossier. Super à l’aise le Willou, comme s’il avait toujours été là.

Puis, il se rapproche de Lloyd, un joli chien tricolore, genre chien de chasse, qui, aussitôt joue les grands frères.

 

Deux heures après, nous partons, conquises par cette famille formidable, laissant derrière nous… une partie de notre cœur…

 

Aujourd’hui, Gabin, Willy et Gaïa sont trois chiens très heureux.

 

Petit Willy je ne t’oublierai jamais et chaque fois que je passe sur la nationale 12, je ne peux m'empêcher de regarder vers ton balcon, au loin là-bas, au dernier étage, et je pense à toi très fort, et là, là tout de suite, pendant que je raconte ton histoire, je suis en train de pleurer, car combien de petits Willy y a-t-il comme ça, parsemés dans toute la France ?

 

 

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